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Chapitres
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1 : Longues vacances
#2 : La bande des petits détectives
#3 : La chose la plus cruelle au monde
#4 : Ville frontalière
#5 : La villa des roses
#6 : La porte refermée
#7 : Longue séparation
#8 : À la recherche d'Helenka
#9 : Ceux qui restent
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Le commissaire Runge se rend à Prague, où il est censé passer des vacances. Ce qui ne l'empêche pas de rendre visite au commissariat où des policiers corrompus ont été assassinés récemment. En interrogeant le chef du commissariat et en faisant quelques recherches, Runge ne manque pas de noter la similitude entre l'affaire Suk et l'affaire Tenma... Il se rend ensuite aux éditions Moravia où il interroge son gérant sur le livre pour enfants Un monstre sans nom paru des années plus tôt et écrit par un dénommé Emil Sebe. Mais les autres surnoms de cet auteur n'étaient un secret pour personne : Klaus Poppe, Franz Bonaparta... Runge découvre, dans les archives de la maison d'édition, un carton au nom de Poppe dans lequel se trouvent des croquis représentant une femme enceinte et ses enfants, des jumeaux...
En apprenant par le chef du commissariat à qui il avait confié la traduction du livre tchèque, que la dernière phrase du conte est « Johann, c'est pourtant un si joli nom », Runge se dit très intéressé et déclare que ses vacances seront « plus longues que prévu ».
Pendant ce temps, la bande d'enfants orphelins qui vivait chez monsieur Pedroff cherche à prouver l'innocence de Grimmer : Milosh, un des gamins du groupe, a aperçu la jeune femme blonde dans un quartier de Prague. La bande se sépare donc en groupes dans le secteur pour retrouver la jeune femme. C'est Milosh qui la déniche une deuxième fois, mais il n'a pas le temps de prévenir ses camarades et il décide de suivre la jeune femme chez elle. C'est là qu'elle (ou plutôt, Johann) va lui mettre en tête une vision de la vie d'un cynisme et d'un pessimisme hors-normes...

Tenma et Grimmer, après avoir appris la nouvelle de l'enlèvement de Milosh par ses petits camarades, se rendent dans l'appartement de la jeune femme (que Tenma soupçonne à juste titre de n'être autre que Johann) mais arrivent trop tard. Sachant que Milosh avait pour habitude de rechercher sa mère dans Prague, et qu'elle serait une prostituée officiant à la frontière entre la république Tchèque et l'Allemagne, les deux hommes s'y rendent en vitesse. Milosh est effectivement sur place depuis quelque temps déjà, et les horreurs qu'il découvre dans le quartier des prostituées le font lentement « basculer » : les propos qu'il a entendus de la bouche de la jeune femme précédemment, comme quoi il n'était pas désiré et que sa naissance n'était pas voulue, sont pris pour argent comptant par le jeune garçon.
Alors que Milosh s'apprête à sauter d'un pont pour se suicider, Grimmer et Tenma arrivent à temps pour le sauver. Mais ils se rendent compte que Milosh n'est plus lui même lorsqu'il écrase rageusement un insecte. Grimmer, choqué, parvient à le raisonner en lui disant que sa naissance était voulue ; le grand blond dégingandé se met alors à pleurer et ne comprend pas ce qui lui arrive, lui qui a appris à exprimer des émotions sans plus les ressentir suite à son passage au 511 Kinderheim. Le fait de ne pas avoir su comment réagir à la mort de son propre fils, et d'avoir travaillé ses expressions faciales depuis sa sortie de l'orphelinat, sont deux traumatismes qui hantent Grimmer.
Alors qu'il profite toujours de ses « vacances », Runge a localisé la fameuse villa des roses, la demeure associée à Franz Bonaparta, qui est en piteux état. Runge rend par ailleurs visite à la mère de Yan Suk puis à Yan Suk lui même dont il a su retrouver la trace facilement) et lui conseille de commencer par soupçonner la personne qu'il soupçonnerait « le moins » en temps normal. Runge rencontre ensuite Karl Ranke, ancien gros bonnet du STB et actuel chef de l'ex-police secrète tchécoslovaque. Durant leur entretien, Runge cherche à savoir qui était vraiment Franz Bonaparta et ce qu'était la villa des roses ; il devine que Bonaparta était un membre de la police secrète mais Ranke lui explique qu'il cherche à oublier la villa des roses et Bonaparta. Il lui révèle toutefois qu'un jour, prisonniers politiques comme chercheurs ont « disparu », et lui précise que, s'il se rend sur place, Runge risque de découvrir la « véritable terreur », qui semble si effrayante que Ranke frissonne rien qu'en l'évoquant.
Runge se rend ensuite dans la villa des roses, et commence à percer le mur construit à la va vite sur la partie nord de la villa. Il y trouve une porte ; Runge pénètre alors dans une grande pièce où il découvre un immense portrait représentant la femme enceinte, la fameuse mère des jumeaux, qu'il avait vue dans les croquis de Bonaparta. Intrigué, Runge se demande à voix haute combien de personnes « sont mortes » dans cette pièce : son estimation dépasse largement la trentaine de victimes...

De son côté, Tenma mène aussi l'enquête sur Bonaparta. Il rencontre notamment l'ancien responsable éditorial de l'auteur. Tenma n'apprend pas grand chose de concret si ce n'est que Bonaparta, malgré son affiliation au STB, était un homme très fin et très raffiné. La dernière histoire qu'il envisageait d'écrire s'intitulait Un monstre amoureux, mais il avait également comme projet La porte qu'il ne faut pas ouvrir, deux récits farfelus aux yeux de son responsable éditorial.
Tenma retrouve ensuite Grimmer. Alors que les deux hommes se remettent en route, le responsable éditorial, qui vient d'identifier Tenma après avoir vérifié son identité dans des coupures de presse, prévient la police que le fugitif vient de sortir de chez lui.
Tenma et Grimmer rendent visite aux enfants orphelins, et sont rassurés de constater que Milosh s'est bien remis de ses pulsions suicidaires. Les deux hommes visitent également la mère de Yan Suk. Puis Grimmer informe Tenma qu'il a l'intention de se désigner comme coupable à la police en leur envoyant une lettre détaillée, afin d'innocenter Suk ; étant donné sa connaissance détaillée de chacun des crimes, Grimmer fait un coupable idéal. Tenma lui déconseille d'agir ainsi car cela le condamnera à fuir toute sa vie mais Grimmer répond qu'il a l'habitude de voyager et qu'il « n'existe pas » ; la vie de fugitif ne lui pose pas problème. Les deux hommes se séparent enfin, non sans se promettre à nouveau de pique-niquer s'ils se revoient un jour.
Au détour d'une rue, Tenma soigne un petit garçon qui vient de tomber par terre. Lorsqu'il se relève, le fugitif japonais se retrouve encerclé par la police...
Le professeur Leichwein, qui s'était rendu à Prague à la demande de Schuwald, afin de retrouver la mère des jumeaux, revient bredouille à Munich et résume son voyage au millardaire. Ce dernier affirme qu'il ne sera pas tranquille tant que le « monstre » sera en vie. Il l'avait déjà vu enfant, en rendant visite à sa mère, en 1980, à Prague, aux trois grenouilles, alors qu'il recherchait Helenka Novakova, alias Margotte Langer. Schuwald se rappelle qu'alors qu'il discutait avec la femme, ses enfants, deux jumeaux, se tenaient derrière elle et écoutaient attentivement la conversation.
La nouvelle de l'arrestation de Tenma se répand dans toute l'Allemagne et les connaissances de Tenma (Schumann et Petra, la médecin vietnamienne...) sont sous le choc : certaines décident de lui prêter main forte. C'est le cas notamment de ses anciens patients qui sont convaincus de son innocence et qui souhaitent se cotiser pour lui payer un avocat. De son côté, Schuwald ordonne à son fils d'engager les meilleurs avocats dans chaque région du pays, car le lieu d'extradition de Tenma est encore inconnu. Il est convaincu que seul Tenma pourra mettre fin aux agissements de Johann.
Leichwein, qui vient de recevoir une patiente alcoolique, apprend la nouvelle de l'arrestation dans son cabinet. Sa patiente est tout aussi choquée que lui ; et elle n'est autre qu'Eva Heineman... Alors que Tenma médite de sombres pensées en cellule, Leichwein et Eva sont en route vers Prague, où ils espèrent pouvoir rendre visite à l'ex-fugitif. Dans le train, Leichwein comprend le lien qui unit Eva à Tenma. L'ex-fiancée du japonais affirme qu'elle est la seule à pouvoir l'innocenter car « elle l'a vu » ; elle était en effet présente dans l'immeuble où Yunkers s'est fait assassiner par Johann en 1995, et peut témoigner avoir vu le jeune homme quitter les lieux du crime...

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