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Chapitres
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1 : La lettre d'amour du monstre
#2 : L'évadé
#3 : L'avocat
#4 : Le témoin
#5 : La décision
#6 : Des sandwiches pleins de terre
#7 : Hélène et Gustav
#8 : Évasion
#9 : Chambre 402
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Yan Suk reçoit la visite de collègues qui l'informent qu'il a été innocenté puisqu'ils ont reçu une lettre détaillée sur les meurtres, rédigée par le véritable coupable... un dénommé Grimmer. Suk, loin de se réjouir de cette nouvelle, est au contraire très préoccupé pour Grimmer, mais également pour Tenma dont il vient d'apprendre l'arrestation.
En se rendant une dernière fois dans la villa des roses, Runge trouve une lettre cachée derrière le tableau représentant la mère des jumeaux. Il ignore ensuite la consigne de son supérieur qui lui demande d'aller s'occuper du transfert de Tenma puisqu'il est en charge de cette affaire : Runge lui répond qu'il est toujours en vacances avant de raccrocher... Il se rend cependant au commissariat où Leichwein et Eva parlementent en vain depuis des heures pour rencontrer Tenma. Runge rencontre le captif japonais dans un couloir. Il l'informe que les suspects que les policiers craignent le plus sont ceux qui « restent silencieux en toute circonstances ». En s'éloignant, Runge lit à voix haute la lettre qu'il a trouvée dans la villa des roses, une « lettre d'amour du monstre à la belle ». Une missive en allemand dont l'auteur, inconnu, déclare son amour pour la mère des jumeaux...

De retour en Allemagne après avoir été transféré à Düsseldorf, Tenma fait la connaissance d'un autre détenu, un certain Gunther Milch, braqueur récidiviste et grand habitué des évasions. Il a en effet réussi à s'évader de différentes prisons au cours des années, en usant de stratagèmes toujours différents, avant d'être retrouvé et réincarcéré à chaque fois. Milch confie à Tenma qu'il a grandi dans un casier de consigne, dans lequel ses parents le déposaient avant de revenir le chercher en fin de journée. Jusqu'au jour où ils l'ont abandonné... Milch sait parfaitement simuler un état de maladie et des crises subites ; c'est d'ailleurs dans ces circonstances qu'il rencontre Tenma et discute avec lui.
Le japonais, qui refusait jusqu'alors de parler aux enquêteurs, finit par se délier et leur raconte tout le parcours de Johann depuis son opération salutaire de 1986.
Pendant ce temps, Fritz Verdeman, célèbre avocat allemand, et fils de Stefan Verdeman, journaliste radio qui fut accusé d'espionnage pendant la guerre froide et condamné à vingt ans de prison alors qu'il clamait son innocence, hésite à accepter de devenir l'avocat de Tenma, malgré les demandes insistantes du milliardaire Schuwald et des anciens patients du japonais.
Fritz Verdeman, qui s'est toujours battu pour établir l'innocence de son père et qui a grandi sous le statut dévalorisant de « fils d'espion », obtint gaint de cause lorsque son père fut blanchi à titre posthume dans les années 1970, lors d'une période de détente. Mais la mort de sa mère et le décès de son père, quasi-simultanés à sa condamnation initiale, ont profondément marqué Fritz, qui cherche à se montrer le plus juste possible dans son métier d'avocat, pour éviter que les erreurs du passé se répètent.
C'est Alfred Baul, un avocat contacté par les anciens patients de Tenma, qui a demandé à Verdeman de travailler avec lui sur cette affaire. En rencontrant Tenma et en écoutant sa version des faits, Verdeman se laisse convaincre de l'honnêteté du japonais et accepte de devenir son client, bien qu'il sente que Tenma cherche plus à prouver l'existence de Johann plutôt que sa propre innocence.
Le docteur Leichwein rencontre également maître Verdeman, et lui propose son aide pour innocenter Tenma. Verdeman lui explique qu'il aimerait rencontrer Eva Heineman, et Leichwein lui répond qu'il sait où elle se trouve. Mais il ne parvient pas à la convaincre de rencontrer Verdeman car elle est tout le temps ivre... Leichwein finit cependant par apprendre de la bouche d'Eva qu'elle a vu Johann la nuit du meurtre de Yunkers, et réalise ce faisant qu'elle est la seule personne qui puisse innocenter Tenma... à condition de vouloir l'aider, ce qui est loin d'être gagné puisqu'elle voue encore une haine féroce à son ex-fiancé.
Temporairement indisponible pour son affaire (sa femme étant sur le point d'accoucher), Verdeman ne peut rendre visite à Tenma en prison et se fait remplacer par son collègue, Alfred Baul. Tenma, horrifié, réalise que ce dernier n'est autre que Robert, qui a survécu à l'incendie de la bibliothèque universitaire de Munich... perdant au passage la mobilité de son épaule droite (ce qui n'altère en rien sa dextérité pour manier des armes).
Robert prévient Tenma qu'il l'intention de tuer Eva Heineman, car elle en sait trop. Tenma, impuissant, réalise qu'il ne peut pas révéler l'identité de Robert à Verdeman (car ils pourraient être de mèche) ou à la police (qui ne le croirait pas). Le seul moyen pour lui de sauver Eva est donc de s'évader...

Il fait part de son projet à Gunther Milch, qui lui fait comprendre qu'il doit s'avouer coupable des crimes dont on l'accuse pour être transféré en même temps que lui et ainsi pouvoir s'enfuir. Milch a en effet planifié son évasion grâce à l'aide de complices auxquels il fait transmettre le mystérieux message de ne pas oublier l'enregistrement de la série L'inspecteur Vorner.
Verdeman, Leichwein et Eva apprennent donc à la télévision que Tenma a tout avoué et s'est déclaré coupable des meurtres dont il était accusé. Verdeman ne perd pas pour autant espoir et cherche toujours à prouver son innocence : il laisse ses coordonnées à Eva, qui les accepte sans toutefois lui ouvrir sa porte d'hôtel, malgré l'insistance de l'avocat.
Alors que Tenma et Milch sont en cours de transfert vers la maison d'arrêt, Eva se décide enfin à témoigner en faveur de Tenma. Elle appelle le collègue de Verdeman car celui-ci est de nouveau injoignable (il est encore une fois retenu à la maternité). Eva ne reconnaît pas la voix de Robert au téléphone, alors que celui-ci note soigneusement ses coordonnées, les seules qui lui manquaient jusqu'ici et qui l'empêchaient d'éliminer la jeune femme...
Le plan d'évasion de Milch repose sur le jeu d'acteur de Gustav, accompagné de sa copine Hélène, qui doit se mettre en plein milieu de la route et simuler une douleur pour obliger le fourgon de transfert à s'arrêter. Mais les choses tournent mal puisque Gustav se fait véritablement renverser par le fourgon. Milch, sous le choc, s'imagine que son plan a échoué. Les policiers, paniqués par la bévue qu'ils viennent de commettre, demandent à Tenma d'ausculter le blessé pour voir s'il peut encore être sauvé. Tenma s'exécute et se saisit au passage du pistolet qui se trouve dans la poche de Gustav : il menace alors les policiers de son arme et réclame la clé des menottes. Il parvient à s'enfuir avec Gustav, Hélène et Milch, et insiste auprès de Milch pour amener Gustav à l'hôpital Eisler car il peut encore être sauvé.
Une fois qu'il a déposé le blessé devant l'hôpital, Tenma se sépare de Milch et parvient à trouver les coordonnées d'Eva. Mais il arrive trop tard à sa chambre d'hôtel : son ex-fiancée est déjà partie. Quelques minutes avant l'arrivée de Tenma, Eva réalise en effet que Robert est présent dans l'hôtel et qu'il a déjà fouillé sa chambre. Paniquée, Eva ouvre malgré tout la porte de sa chambre lorsque quelqu'un vient y frapper... ce qui explique que Tenma ne trouve qu'une chambre d'hôtel vide à son arrivée, sans pour autant qu'on sache qui l'a devancé de quelques minutes.
Abasourdis par l'évasion de Tenma, Leichwein et Verdeman discutent de ses conséquences, pour le moins graves puisque Tenma aura désormais encore plus de mal à prouver son innocence. Leichwein reproche à Verdeman de ne plus croire en l'innocence de Tenma. Il affirme par ailleurs que le japonais prévoit probablement d'agir, sans quoi il ne se serait pas évadé.
De retour dans son bureau, Verdeman reçoit la visite du commissaire Runge. Ce dernier, toujours en vacances, lui montre le livre d'images Un monstre sans nom, et lui révèle qu'il connaît bien son père, Stefan Verdeman, qui était une connaissance du dénommé Klaus Poppe. Poppe avait effectivement rencontré Verdeman à plusieurs reprises, notamment pour une émission de radio dédiée à ses livres d'images.
Mais ce que intrigue Runge, c'est que, contrairement aux habitudes de Poppe, ses rencontres avec Stefan Verdeman avaient lieu dans la villa des roses alors qu'elles prenaient normalement place chez son responsable éditorial ou dans une ferme dans la banlieue de Prague. Runge trouve donc très étrange que Stefan Verdeman ait rencontré l'auteur des livres dans la villa des roses, cette maison ayant toujours été utilisée par un certain Franz Bonaparta, un haut gradé de la police secrète tchécoslovaque... Énervé par le discours insidieux du commissaire, Fritz Verdeman lui demande de clarifier les odieuses insinuations qu'il est en train de proférer sur le compte de son père.

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