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Chapitres
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1 : Un être imaginaire
#2 : La fin des vacances
#3 : Le cri de Grimmer
#4 : La colère de Magnificient Steiner
#5 : L'homme sans nom
#6 : Un dessin impossible à faire
#7 : Ne pleure pas
#8 : Scène d'apocalypse
#9 : Ceux qui vivent
#10 : Et la vie continue
Dernier chapitre : Le véritable monstre
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À peine arrivé à Ruhenheim, Tenma se lance immédiatement à la recherche de survivants, qu'il aide à évacuer vers la route forestière. À l'hôtel Versteck, Franz Bonaparta avoue qu'il attendait son « jugement » dans le village. Grimmer s'énerve alors et essaye de lui faire réaliser à quel point ses actes ont été horribles et ont eu des conséquences redoutables sur les enfants victimes de ses expériences. Grimmer promet à Bonaparta qu'il ne le laissera pas mourir car il veut le voir révéler ce qu'il a fait au monde entier une fois sorti sain et sauf de la ville. Apprenant que « l'homme qui donne les instructions » se trouve à l'hôtel Bergbach, Runge décide de s'y rendre. Il confie à Grimmer la charge de protéger Bonaparta et l'hôtel où le groupe est réuni, maintenant que le couple qui a gagné au loto les a rejoints et leur a fourni des armes supplémentaires. Tandis que Grimmer séquestre le couple âgé complice de Johann dans une chambre (ils sont des témoins précieux), Runge se met en route vers l'hôtel Bergbach.
Dans la rue, Runge rencontre la jeune femme qui pensait avoir trouvé l'homme idéal en la personne de Robert. Elle vient de comprendre qu'il était à l'origine de ce massacre, et elle l'a fui. Runge lui conseille d'aller se réfugier à l'hôtel Versteck... juste avant de tomber nez à nez avec Tenma. Il déclare alors que ses vacances sont terminées car le « voyage des illusions » rejoint enfin la réalité. En quittant Tenma et la jeune femme pour s'acheminer vers l'hôtel Bergbach, Runge s'excuse auprès du fugitif d'un simple « pardon », après avoir informé Tenma que Bonaparta était à l'hôtel Versteck.

Pendant ce temps, Nina et Gillen sont toujours en route vers Ruhenheim, alors que Johann se tient tranquillement caché dans la « maison du vampire », sur la colline à l'écart du village, où sont entreposés les portaits des jumeaux dessinés par Bonaparta.
Tenma ne parvient pas à convaincre la jeune femme d'aller à l'hôtel Versteck et lui ordonne de rester là où elle est en attendant qu'il revienne. À l'hôtel Versteck, Grimmer et ses compagnons sont soudainement attaqués par des tireurs postés dans le bâtiment d'en face. Le couple âgé complice de Johann est tué et couple qui a gagné au loto blessé ; tout le monde se réfugie à la cave. Grimmer ordonne alors aux réfugiés, y compris et surtout à Bonaparta (qui vient de proposer de se rendre pour que tout cela cesse), de rester là pendant qu'il va s'occuper de leurs assaillants. Il rassure Wim en lui affirmant que Magnificient Steiner va venir à leur secours. Bonaparta précise alors qu'il a déjà vu ce genre de dédoublement de personnalité chez des enfants ayant participé à ses expériences, une personnalité qui se révèle quand la colère ou la tristesse submerge le patient. Mais il est étonné de constater qu'elle perdure chez Grimmer car normalement il aurait déjà du avoir une réaction de « rejet » et s'être suicidé...
Dans la rue, Grimmer essaye de parlementer avec les tireurs embusqués. Il pense y être parvenu lorsque la jeune villageoise qui a fui Robert surgit enfin, s'étant décidée à aller à l'hôtel toute seule. Alors qu'elle lui demande naïvement ce qu'il est en train de faire, Grimmer lui désigne du doigt l'étage où se trouvent les tireurs embusqués... qui abattent la jeune femme d'une balle dans la nuque. Grimmer la prend dans ses bras et pousse un cri de rage, alors que les tireurs le blessent à l'épaule.
Lorsque Tenma arrive à l'hôtel Versteck, il découvre Grimmer, étendu dans le fauteuil d'une des chambres. Il lui explique qu'il vient de se débarrasser des quatre assaillants armés , dont certains se trouvaient dans l'hôtel Versteck. Tenma évoque alors l'intervention de Magnificient Steiner mais Grimmer lui précise que, cette fois-ci, il a été submergé par la colère et s'est débarrassé de ses ennemis consciemment.
Wim et Bonaparta rejoignent Tenma et Grimmer dans la pièce. Grimmer remet à Tenma la lettre de Bonaparta trouvée par Runge dans la villa des roses. Grimmer propose à Tenma et à Wim d'aller faire un pique-nique quand le temps sera dégagé, puis il se met à pleurer, non pas pour sa propre mort (Tenma a compris qu'il était trop gravement blessé pour pouvoir espérer le sauver) mais car il ressent enfin des émotions, et notamment de la tristesse pour la mort de son fils, des années après. Il constate alors que la tristesse est « en même temps » du bonheur.
Il déclare enfin que dans le dernier épisode de Magnificient Steiner, qu'il n'a jamais vu, le héros redevenait sûrement un homme comme les autres. Effondré, Tenma assiste à la mort de Grimmer alors que Wim se met à hurler son chagrin et que Bonaparta lui-même tombe à genoux, en larmes, submergé par l'émotion.

Par la suite, Wim évoque le seul souvenir que Grimmer avait du 511 Kinderheim, celui d'Adolf Reinhart, le garçon qui adorait le chocolat et les insectes.
À l'hôtel Bergbach, Runge a retrouvé Robert au troisième étage et les deux hommes sont au coeur d'une sanglante fusillade. Alors que Runge a pris le dessus sur Robert, salement blessé au ventre, ce dernier se met à déclarer que la famille de Runge se porte très bien sans lui. Runge s'énerve et se laisse surprendre par Robert, qui commence à l'étrangler, et qui lui explique qu'il n'a pas de nom. Il avoue avoir rencontré Johann lorsque celui-ci a réveillé un seul souvenir, anodin, mais décisif dans sa mémoire en lui servant une tasse de chocolat... celui qu'il adorait tant à l'orphelinat du 511 Kinderheim. Car Robert n'est autre qu'Adolf Reinhart, l'ancien ami de Grimmer!
Robert explique ensuite à Runge
que la seule personne qui survivra à ce massacre sera le docteur Tenma car Johann a décidé qu'il en serait ainsi. Il veut faire voir à Tenma une « scène », la « scène » que Johann est le seul à avoir vu. Cela fera de Tenma le seul survivant et plus personne ne pourra prononcer son nom puisque tous ses proches auront disparu. Runge finit par prendre le dessus sur son adversaire et lui demande où est Johann en lui plaçant son pistolet dans la bouche.
En route vers l'hôtel où se trouve Runge, Tenma, accompagné de Bonaparta, lit la lettre que Runge avait remise à Grimmer, la « lettre d'amour du monstre ». Bonaparta lui confirme qu'il était tombé amoureux de la mère des jumeaux : c'est pour ça qu'il avait éliminé tous gens impliqués dans les recherches et les expériences eugénistes. Bonaparta révèle également qu'il a rendu visite aux jumeaux la fameuse nuit de pluie de 1986 au cours de laquelle les Liebert se firent assassiner. Bonaparta a observé la silhouette des deux enfants endormis dans leurs lits quelques secondes avant de repartir et de se réfugier à Ruhenheim. Il avait réalisé ce qu'il avait commis à l'époque (provoqué le « réveil » du monstre) mais avait fui cette réalité...
Nina et Gillen, qui ont pénétré à l'hôtel Versteck, apprennent par Wim l'existence de la maison du vampire et des portraits qui s'y trouvent. Ils s'y rendent donc en espérant y trouver Johann. Ils ne découvrent toutefois que des portraits, mais pas trace de Johann lui-même. Nina, assaillie par ses souvenirs, retrace par un monologue ce qui lui est arrivé aux trois grenouilles. Elle révèle surtout que, juste après avoir assisté aux décès de tous les scientifiques et militaires de la villa des roses, Bonaparta lui a conseillé de tout oublier et de fuir, en précisant que les « hommes peuvent tout devenir ». La jeune femme explique que c'est ainsi qu'elle n'est pas devenue un monstre. Elle se dit même prête à pardonner à Johann. Maintenant qu'il a fini d'observer ce qui se passait dans le village, elle est convaincue qu'il a décidé d'aller en finir, et elle se remet donc en route vers le centre de Ruhenheim.
Dans une rue, Tenma et Bonaparta rencontrent Wim, qui était parti à leur recherche. Et alors qu'ils lui disent d'aller se cacher quelque part, Johann apparait. Tenma le met en joue, mais Bonaparta repousse ce dernier et pointe son arme sur Johann, en déclarant « Finissons-en ». Le vieil homme est cependant tué par Robert, qui vient de surgir, malgré la gravité de ses blessures, et qui agonise aux pieds de Johann en le suppliant de l'autoriser à voir la fameuse « scène ». Le jeune homme blond lui explique alors qu'il ne peut pas la voir. Tenma ordonne à Wim de s'écarter du cadavre de Bonaparta, et s'apprête à tirer sur Johann. Ce dernier lui fait signe de viser sa tête, et lui déclare qu'il a du comprendre dorénavant que toutes les vies ne sont pas égales et que l'égalité n'existe que dans la mort. Il dit à Tenma que lui seul pourra voir sa « scène d'apocalypse »... Tenma s'apprête à appuyer sur la gâchette mais Nina fait irruption à ce moment là et lui crie de ne pas tirer.
Elle dit à son frère qu'elle lui pardonne tout mais ce dernier répond qu'il est trop tard. Il prend alors Wim en joue et s'apprête à lui tirer dessus. Sous le coup de cette menace, Tenma réagit et va appuyer sur la gâchette de son arme... une détonation retentit et Johann s'effondre, touché par balle à la tête.

En réalité, ce n'est pas Tenma qui lui a tiré dessus mais le père de Wim, l'alcoolique, qui a assisté à la scène et voulu protéger son fils du « démon à sept cornes ».
Par la suite, la police débarque enfin à Ruhenheim en hélicoptère et cherche à comprendre l'origine du massacre qui a ravagé le village. Runge est évacué en civière, et il explique aux policiers qu'il peut raconter tout ce qui s'est passé. En apprenant que Johann est encore en vie mais sur le point de mourir, il ordonne qu'on demande à Tenma de le soigner. Ce dernier, réfugié sous un porche avec Nina, s'apprête à refuser la requête médicale qu'on vient de lui formuler mais Nina lui dit qu'il a fait le bon choix à l'époque, qu'il continue de le faire, et qu'elle veut pardonner à son frère. Alors que Wim hurle aux policiers que son père n'est pas un meurtrier et qu'il n'a fait que le protéger, Tenma lui pose une main sur l'épaule et se lève, décidé à aller soigner son patient...
Quelque mois plus tard, à Munich, le docteur Leichwein reçoit Eva Heineman en consultation. Cette dernière vient de trouver un emploi comme décoratrice d'intérieur, et lui affirme qu'elle n'a plus touché une goutte d'alcool depuis un moment. Elle compte retourner s'installer à Düsseldorf et a bien compris que « l'homme s'accomode avant tout de ce qui l'arrange ». Elle dit au revoir à Leichwein et lui remet un album de coupures de presses concernant Tenma : on apprend ainsi que l'enquête sur les meurtres en série a connu des débuts difficiles avant que les explications de Tenma et les témoignages de Runge (entre autres) clarifient l'une des plus grandes affaires de meurtres qu'ait connu l'Allemagne. Tenma est donc totalement innocenté et la police lui présente ses excuses. Il refuse ensuite un poste à l'université de Munster et s'engage chez Médecins sans Frontières.
Devant la tombe de Wolfgang Grimmer, Yan Suk est venu déposer des fleurs en compagnie de l'avocat Verdeman, qui a innocenté Grimmer à titre posthume. Il regrette de ne pas connaitre son véritable nom. Runge, qui est venu déposer la bière qu'il avait promis de partager avec Grimmer, regrette pour sa part de ne pas avoir connu ses secrets. Runge n'est plus commissaire, il est devenu inspecteur à l'école de police et a recommencé à communiquer avec sa fille, par mails.
Otto Heckel a retrouvé Dieter, à qui il demande de transmettre à Tenma les « factures » qu'il doit lui payer pour lui avoir demandé de retrouver une certaine personne.
Dans le sud de la France, Tenma rend visite à une personne âgée qui vit dans un hospice. Elle n'est autre que la mère des jumeaux, et elle remercie Tenma de venir la voir à chaque fois qu'il passe dans le coin. Elle lui déclare qu'elle ne pardonnera jamais au monstre qu'est Bonaparta, et se trouve rassurée d'apprendre que ses enfants vont bien. Se souvenant du nom de ses enfants, elle les révèle à Tenma, de peur de les oublier par la suite. Mais ces noms ne sont pas révélés au lecteur...
À Heidelberg, Nina arrive en retard dans le bureau de son professeur mais ce dernier la félicite d'avoir rendu « le plus brillant mémoire qu'il ait jamais lu ». La jeune fille lui confie qu'elle veut devenir avocate. Elle informe ensuite Dieter de ses résultats, qui la félicite et lui apprend que Tenma va venir leur rendre visite. Folle de joie en apprenant la nouvelle, Nina se met à courir.
De retour en Allemagne, Tenma rend visite à Johann dans une chambre de l'hôpital départemental bavarois de la police. Le jeune homme est resté dans le coma depuis le drame de Ruhenheim. Tenma lui déclare malgré tout qu'il a parlé à sa mère et qu'il avait bien un nom. Johann se lève alors subitement, et Tenma sursaute. Le jeune homme lui demande alors qui sa mère avait essayé de sauver lorsque le « monstre » s'était présenté devant elle pour emmener un de ses enfants. Johann veut savoir qui, de lui ou de sa soeur, était « indésirable »... Tenma panique à l'idée de devoir répondre mais se rend compte qu'il a eu une hallucination. Il déclare alors à un Johann toujours inconscient qu'il s'en va.
Tenma quitte la pièce puis l'hôpital. Dans la chambre de Johann, le vent souffle et fait bouger les rideaux, qui bordent un lit vide...
Monster s'achève sur une fin ouverte, laissant libre cours à de nombreuses interprétations sur cette scène finale comme sur d'autres éléments clé de l'intrigue.

FIN
[Les résumés] [Tome 17]
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