Interrogée par des policiers, Uran est pressée de quitter le commissariat de Tokyo. Elle confirme qu'elle a ressenti la peur des animaux échappés du convoi, ce qui stupéfait les deux hommes, car Uran est un robot. Son frère Astro vient la chercher et alors qu'ils quittent les lieux - non sans que la gamine ait fait preuve de son légendaire franc-parler encore une fois... -, ils croisent un homme qui rentre dans le bâtiment par le couloir réservé aux humains, mais qui fait néanmoins forte impression sur Astro, qui n'arrive pas à déterminer s'il est un robot ou pas.
Cet homme mystérieux n'est autre que le professeur Abullah, le "plus grand leader d'Asie Centrale" et le dirigeant du royaume de Perse. Il se trouve au Japon depuis trois mois mais l'inspecteur Tawashi tenait à l'interroger sur le meurtre du juriste Tazaki, car Abullah est la dernière personne à l'avoir vu de son vivant. Il n'apporte pas grand chose à l'enquête mais on apprend qu'il a perdu une grande partie de son corps pendant la guerre, ce qui explique qu'un robot policier le classifie "accidentellement" en tant que robot dans ses fichiers. Abullah, en quittant les lieux, demande à l'inspecteur Tawashi où est passée la tornade qui a eu lieu le jour même à Tokyo ; il semble intéressé par cette dernière - en sachant qu'une tornade avait également dévasté la maison de Tazaki le jour du meurtre - et demande la direction du parc central. Dans le parc central, justement, une silhouette massive et effrayante dotée de cornes, hurle à la mort...
Changement de décor : à Dusseldorf, on découvre alors le quotidien d'Adolf Haas, un père de famille qui semble mener une vie tranquille et qui reproche à son fils de maltraiter leur robot ménager. Aujourd'hui est un jour spécial pour Adolf, car, conformément à la loi Körnig, il peut enfin récupérer le corps de son défunt frère pour l'enterrer maintenant que le délai de 3 ans est passé (selon cette loi, le corps des personnes impliquées dans des affaires criminelles est conservé pendant 3 ans avant d'être rendu à sa famille). Adolf ne semble pas très attaché à son frère, qu'il traite de "beau salaud", mais il tient tout de même à l'enterrer.
Après avoir récupéré son cadavre à Europol, il décide d'aller rendre visite à un dénommé docteur Schiller, histoire d'opérer une dernière autopsie du corps... c'est ainsi qu'il découvre avec stupeur que son frère n'a pas été tué par balle de manière "classique", par un agent de police, comme le rapport légal le précisait, mais par une balle en alliage de zéronium, une balle que seuls des robots peuvent utiliser. Alors qu'il est réquisitionné pour arrêter des malfaiteurs en fuite au même moment, l'inspecteur Gesicht parvient à stopper leur véhicule blindé en tirant dessus avec du zéronium...
Adolf s'empresse de faire partager sa découverte à ses "collègues" : c'est ainsi qu'on découvre qu'il fait partie d'une sorte de Klu Klux Klan moderne, un groupe masqué d'extrême-droite anti-robots, qui les considère comme des être inférieurs. Adolf confie sa trouvaille au chef du groupe, qui prend soin de souligner l'importance cruciale de cette affaire : il s'agirait là du premier cas de meurtre d'un humain par un robot depuis l'affaire Brau 1589, et surtout d'un "scoop" décisif pour le groupe anti-robots...

Le lendemain, Adolf part se renseigner au ministère de la jusice mais s'énerve lorsque l'hologramme de la base de données lui affirme que personne n'a fait usage de balles en zéronium à Dusseldorf ces trois dernières années. Malgré tout, il finit par apprendre du même hologramme qu'un cas d'utilisation de zéronium vient d'être enregistré, et qu'il en a été fait usage la nuit précédente ; mais Adolf n'obtient pas l'identité de l'individu qui en a fait usage car la loi sur la confidentialité empêche l'hologramme de révéler cette information. De son côté, Gesicht discute avec un collègue et apprend qu'un groupe d'extrême-droite anti-robots fait des siennes ces derniers temps ; une drôle de coïncidence avec la mort toute récente du premier juge-robot, "tué" dans l'explosion d'un hôtel à Berlin. Gesicht confie à son collègue qu'il aimerait bien l'aider dans cette affaire mais qu'il ne peut pas s'en méler en tant que robot.
De plus en plus affecté par l'enquête qu'il mène - il noie sa frustration dans l'alcool -, Adolf la voit cependant progresser en découvrant grâce à un manuel scolaire de son fils qu'il existe un robot-policier d'Europol doté d'un alliage spécial en zéronium. Avec l'aide du chef du Klu Klux Klan, il identifie Gesicht comme étant ce robot, l'un des plus gros investissements jamais réalisé par Europol. Adolf, qui n'éprouve aucune compassion pour son frère, est cependant hanté par le fait qu'il ait été tué par un robot : il déclare alors qu'il veut trouver un moyen d'éliminer Gesicht...
Pendant ce temps, en Grèce, Hercule, en pleine séance de "dépoussiérage" de son armure militaire, reçoit la visite d'Epsilon, l'un des quatre robots les plus puissants du monde encore en vie, et qu'on découvre pour la première fois. Epsilon est venu le voir pour le dissuader d'aller se battre, il est pacifiste ; on apprend qu'il a élevé des enfants humains, et qu'il avait refusé de se battre lors du 39ème conflit d'Asie Centrale. Il confie ses doutes, et estime que le rapprochement croissant entre robots et humains n'est pas forcément une bonne chose, car il pourrait semer les "premiers germes de la haine"...
A Dusseldorf, Adolf s'achète une arme et semble bien décidé à éliminer Gesicht ; de fait, il ne se conforme pas aux instructions du leader du Klu Klux Klan anti-robots, qui souhaite d'abord entamer une "stratégie médiatique"
qui dévalorise les robots et qui permettra au final d'éliminer l'inspecteur d'Europol. Cette méthode ne va pas assez vite pour Adolf, qui décide à la place de prendre Gesicht en filature ; le leader d'extrême-droite n'est pas dupe et ordonne à un de ses hommes de surveiller Adolf et même de le tuer s'il le faut.
Adolf croit avoir l'occasion d'éliminer Gesicht lorsque celui-ci se rend en banlieue, dans une clairière... mais il y rencontre en fait Epsilon, qui vient lui demander d'empêcher Hercule de se battre, et lui affirmer qu'en tant que seul robot habilité à arrêter le mystérieux tueur, il doit remplir cette mission. Il évoque au passage les souvenirs des enfants traumatisés par la guerre de Perse ; l'un deux a vu une énorme silhouette dans le désert peu après que son village soit entièrement rasé. Depuis, il ne prononce plus qu'un mot : "Bora", en écho du son étrange qui provenait de cette "chose" lors de cette rencontre...
A Tokyo, on suit alors le quotidien d'Uran, qui ressent une certaine tristesse dans le parc central. En faisant des recherches, elle fait la rencontre d'un homme aux cheveux longs et aux vêtements crasseux qui vit dans une zone isolée du parc (car en travaux) ; il s'agit en fait d'un robot. Uran lui "sauve la vie" en lui offrant une recharge d'énergie, incompatible avec son modèle - totalement inconnu d'Uran : le "sol 2083 533 - mais efficace malgré tout. Elle discute alors un peu avec lui mais le robot ne se souvient pas de son nom et semble être amnésique ; il sait juste qu'il a peint les dessins abstraits présents sur les murs à côté de lui et qu'il a atterri là après avoir fui "quelque chose" qui lui faisait très peur. Uran multiplie les visites quotidiennes au mystérieux robot, éveillant ainsi les soupçons d'Astro, qui se doute qu'elle cache quelque chose. Le robot amnésique fait montre de talents impressionnants ; il peint notamment un champ de fleurs dont la beauté fait même pleurer la fillette-robot...

Mais le robot peintre est aussi capable de "revitaliser" une fleur sur le point de fâner, d'un simple toucher de doigt! Malgré sa poésie et son côté rêveur, le robot est hanté par des souvenirs qui lui font peur, notamment celle d'une "silhouette énorme" qui l'effraie... et le robot peintre articule distinctement le mot "Bora".
Pendant ce temps, le professeur Abullah discute par téléphone avec un étrange robot chauve, "cracheur" de cafards robotiques, qui n'a de cesse de répéter la même phrase ("puisque c'est vous, professeur, qui m'avez donné ce corps...") et qui vient d'arriver au Japon. Abullah lui ordonne de se rendre au parc central afin de procéder à la récupération d'un robot qu'il a créé : un robot qui répond au numéro de série "sol 2083 533" et qui s'appelle Pluto! Le robot cracheur de cafards le localise rapidement et Abullah se prépare à aller lui rendre visite.

Mais alors qu'Uran est en compagnie de Pluto, Astro surgit, inquiet pour sa soeur, accompagné du professeur Ochanomizu, mais aussi de la police (qu'Astro n'avait pas prévenue). En entendant le nom d'Astro, Pluto est pris d'une rage incontrôlable et déclare qu'il le "hait"... juste avant que des cornes apparaissent au dessus de son visage et qu'il s'écroule, comme "mort". Le professeur Ochanomizu est alors stupéfait de constater que ce robot est dépourvu de cerveau électronique. Un jardinier robot surgit alors et explique que ce corps est le sien - il l'utilise dans la vie civile, après ses heures de travail - mais qu'il avait disparu.
Alors que le professeur Ochanomizu médite encore sur ce robot sans cerveau, le professeur Abullah, en compagnie de son étrange robot cracheur de cafards, attend quelque chose devant le lac du parc central. Il évoque une "âme errante" et se fait la réflexion que l'expression sonne bien mais qu'il s'agit tout simplement d'un système de téléguidage par ondes magnétiques d'une "carcasse" de robot sans cerveau. Il s'adresse alors à la silhouette colossale à cornes qui vient de surgir de l'eau, qui n'est autre que Pluto, en lui disant qu'il n'a qu'un corps et que, conformément à son ordre, il doit tuer Astro...

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