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#25412 par Raimaru
14 août 2011, 18:01
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COWBOY BEBOP

Réalisateur : Shinichirô Watanabe
Studio : Sunrise
Genres : science-fiction, western
Nombre d'épisodes : 26
Diffusion : 3 avril 1998 au 23 avril 1999 au Japon - à partir de 2000 en France sur Canal +
Éditeur DVD : Dybex


Synopsis

2071. La Terre est devenue inhabitable et les humains ont colonisé l'espace. Nous suivons Spike et Jet, deux chasseurs de primes et leurs mésaventures à bord du vaisseau spatial Bebop. Rencontres inattendues et captures de scélérats sont au rendez-vous. Cependant, une ombre plane sur Spike : la mafia des Red Dragons... Quel lien a-t-il avec cette organisation ?

Personnages

Spoiler : :
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Spike Spiegel

Un homme au look de jazzman et qui maitrise les arts martiaux. Il est associé à Jet depuis 3 ans. Ce qu'il faisait avant d'être chasseur de prime ne concerne que lui...

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Jet Black

Le coéquipier de Spike. C'est un ancien flic un peu bougon qui a décidé de devenir chasseur de prime après un problème personnel.

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Faye Valentine

Criblée de dettes, elle fait tout pour engranger un maximum d'argent. C'est une femme sensuelle et profiteuse qui rejoindra l'équipage du Bebop après avoir collaboré avec eux.

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Edward

Jeune hackeuse vivant sur Terre. Elle a repéré l'équipage du Bebop et a décidé de les rejoindre pour s'amuser.

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Ein

Chien savant dont le kidnappeur sera l'une des cibles de Spike et Jet. Il se retrouvera dans le Bebop par hasard.

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Vicious

Un personnage énigmatique qui obéit aux chefs des Red Dragons. Il semble lié à Spike et veut l'éliminer.


Avis

Voilà un animé qui a une réputation légendaire. Certains disent que c’est ce que l’animation nippone fait de mieux. Il est vrai que cette série n’est pas avare en qualités.

Cowboy Bebop, c’est avant tout une ambiance. Les principales sources constitutives de l’univers de la série proviennent de la science-fiction – avec l’idée de colonisation de l’espace, de batailles spatiales dignes des plus grands space operas et des avancées technologiques ; et des westerns – chasse à la prime, gunfights, décors typiques de certaines planètes désertiques. Mais les références culturelles ne s’arrêtent pas là. En effet, en moindre mesure, l’organisation mafieuse des Red Dragons et les techniques d’arts martiaux de Spike (inspirées par Bruce Lee) évoquent aussi l’Asie. Malgré ces multitudes d’aspects culturels apparaissant à l’écran, jamais la série ne semble partir dans tous les sens. Au final, l’univers de Cowboy Bebop peut se définir comme étant l’étendue du champ d’action des Hommes à travers l’espace et les difficultés qui en découlent. Pour traverser l’univers, une entreprise de péage s’est installée partout dans l’espace, on peut commander des plats au restaurant directement sur la table avec une palette informatique, la chasse à la prime est plus ou moins administrée et dispose une émission télé dédiée, preuve que la profession est reconnue. Voilà comment apparait le futur dans la série. La vie des Hommes n’en est toutefois pas forcément meilleure malgré ces éléments pratiques, car les Hommes sont tellement présents partout dans l’espace, qu’il est impossible de tout policer. Résultat, la criminalité et les mafias percent partout, d’où l’utilité des chasseurs de prime. En ayant analysé tout ça, on s’aperçoit qu’on tient en face de nous un univers riche et cohérent.

La richesse de l’univers est en partie portée par l’OST, qui suit les styles cinématographiques et les époques sus-cités. Du jazz pour l’aspect mafia, de la country pour l’aspect western, ainsi que divers morceaux inclassables mais qui collent parfaitement à l’ambiance (à l’image de « Road of the West » pour les situations nostalgiques). On notera que quasiment tous les titres des épisodes font référence à la musique, que ce soit des genres (Heavy Metal Queen, Asteroid Blues), du jargon musical (Jupiter Jazz, Jamming with Edward), ou même des titres de morceaux (Bohemian Rhapsody, Hard Luck Woman, Wild Horses).

L’animé peut aussi se vanter d’avoir pour atout des personnages très charismatiques, à commencer par son héros : Spike. Une vraie gueule, un jeu d’acteur hollywoodien, malgré le fait qu’il ne soit pas très expansif, il dégage une sympathie, même si certains épisodes nous montrent un passé sombre. Son acolyte, Jet, est tout aussi intéressant. Sous ses airs de gorille barbu, chauve et balafré, ce n’est pas la brute de service mais la tête pensante de l’équipage du Bebop. Ces deux là ne prétendent pas avoir un sens de l’honneur inouïe (si l’un prend des risques inutiles, l’autre fait mine de n’en avoir rien à faire), et pourtant, ils en ont bien plus que ça, on le constate à chaque épisode. À ces deux personnages de base viendront s’ajouter au cours de la série le chien Ein (qui finalement ne servira pas beaucoup) ; Faye Valentine, une voleuse de charme qui fait comme Spike dans le jeu d’actrice à l’américaine ; et Edward, une gamine hacker exubérante. Toute une panoplie de personnages secondaires sympathiques et attachants apparaissent au fil des épisodes et contribuent à la richesse de cet univers. Il reste que le rival de Spike, Vicious, assez récurrent me parait sous-exploité malgré un fort charisme potentiel.

Si d’ailleurs Vicious est sous-exploité, c’est à cause du parti-pris des créateurs de la série de ne pas trop rentrer dans une intrigue longue. Ceci peut constituer un défaut pour certains. En effet, on peut compter une demi-douzaine d’épisodes qui évoqueront le passé des personnages, et donc qui aideront à saisir leur psychologie pour aboutir à un semblant de fil rouge d’intrigue. Sur vingt-six épisodes, ça fait peu. Cependant, on peut dire que ce parti-pris n’est pas forcément néfaste. Tous les autres épisodes permettent de construire cet univers riche évoqué plus haut, et si on assistait durant toute la série à la lutte des héros contre les Red Dragons, on perdrait tout cet univers et toute cette ambiance. Malgré tout, les deux derniers épisodes qui font partie de cette petite intrigue, sont tout simplement géniaux et concluent excellemment la série.

La réalisation est quant à elle de très bonne facture pour le genre. Les décors, les engins et les personnages ont tous un design très réussi. Les scènes d’action sont très bien animées. On peut juste regretter que comme pour beaucoup d’animés, les scènes de discussions présentent énormément de plans fixes.

En conclusion, il s’agit d’un animé culte, très passionnant pour peu qu’on se laisse embarquer dans cette ambiance.

Visuels

Opening :

[youtube]http://www.youtube.com/watch?v=T6zDfxZ4NcE&feature=player_embedded[/youtube]

Ending :

[youtube]http://www.youtube.com/watch?v=llgFc3OUmhE&feature=player_embedded[/youtube]

Une scène représentative de la série dans l'épisode 1 : Spike qui piège le dealer Asimov et sa femme en se faisant passer pour un client. Vous y verrez la qualité de l'animation dans les scènes de combat, l'aspect sci-fi et western, des mafieux et la présence de Spike (ne faites pas attention au très mauvais doublage anglais).

[youtube]http://www.youtube.com/watch?v=Yf48R459HSk&feature=player_embedded[/youtube]
#25582 par effer
23 août 2011, 15:07
Cowboy Bebop: Knocking at heaven's door de Watanabe Shinichiro avec toujours Kawamoto Toshihiro au character design et Kanno Yoko à la musique.
C'est le film réalisé par la même équipe que la série et c'est bien plus qu'un épisode rallongé.
La série ayant eu un excellent succès , l'équipe a bénéficié d'un bon budget pour ce film.
L'équipage du Bepop, toujours aussi pauvre rejoint Alba City sur Mars, Faye voit un attentat terroriste provoquant beaucoup de morts immédiatement et plus tard, car les blessés succombent tous à un mystérieux virus.
Une prime énorme est proposée à tous les chasseurs de primes, tout l'équipage du Bebop se met en chasse fébrilement!
Le film permet de développer la personnalité étrange d'un terroriste très charismatique ainsi que celle d'une espionne de l'armée confrontée rapidement à Spike.
Dans les décors on retiendra le souk où vit la communauté musulmane de la ville et quelques beaux décors d'ambiance sordide de quartiers plus ou moins abandonnés.
L'animation est magnifique, les combats sont précis dynamiques et parfaitement intégrés dans différents décors, comme celui dans l'autorail.
Les combats aériens sont d'une incroyable virtuosité.
Ce film est magnifique et clôture en beauté cette série d'anthologie.
Le film à 10 ans et n'a pas vieillit d'un pouce!
8-)
#25619 par Raimaru
24 août 2011, 17:13
Bon alors, je sors du visionnage de la fin du film, et comme prévu, j'ai pas aimé du tout :|

Commençons par ce qui est bien : la réalisation de manière générale. À juste titre très souvent, on reproche à l'animation nippone trop de plans fixes. À vrai dire, si les séquences d'action de la série Cowboy Bebop sont très bien faites, il y a quand même toujours beaucoup de plans fixes. En revanche, dès qu'un film dérivé d'une licence sort, les réalisateurs nous font quelque chose de plus abouti que la série initiale. C'est le cas pour le "film" Digimon par exemple. Knockin on Heaven's Door n'échappe pas à cette règle. La gestuelle des personnages, même statiques, est plutôt travaillée. À cela on ajoute des musiques originales pour le film (je crois), et comme c'est toujours Yoko Kanno qui s'en occupe, c'est toujours une merveille à écouter.

Maintenant, venons en aux problèmes. L'histoire en premier. Des terroristes répandent un virus et une prime est mise sur leur tête. Spike et sa bande vont donc chasser cette prime. Voilà, c'est tout. En fait, on apprendra plus tard que Spike ne le poursuit pas uniquement pour la valeur de sa tête, mais pour une autre raison, qui est totalement inintéressante. Un scénario de cette sorte aurait été tout à fait passable si le super-vilain avait été autrement plus intéressant. Vincent n'est vraiment pas original comme méchant, et à aucun moment je n'ai senti une tension dans le récit due à son charisme.

Enfin, malgré ces problèmes, ça aurait pu être sympa à voir si quelque chose d'autre ne m'avait pas autant dérangé : le Spike du film a changé par rapport à celui de la série. Plus arrogant, et plus m'en-foutiste. Ok, déjà dans la série, il était flegmatique et prétendait n'avoir de compte à rendre à personne, mais j'ai été choqué de voir au début du film qu'il n'hésiterait pas à sacrifier un civil pour chopper un criminel. D'ailleurs, dans la suite du film, dans la scène du monorail, il s'en fout de provoquer en duel Vincent et donc de faire des victimes. Honnêtement, je n'imaginais pas Spike réagir comme ça. Et cerise sur la pièce montée : Spike drague une inconnue parce qu'il la trouve belle. Là aussi, ça ne me parait pas coller au personnage, car jamais dans l'animé, il ne s'est montré entreprenant avec les femmes, on sait tous pourquoi.

Bref, une sacrée déception. Quitte à prolonger le plaisir, j'aurais préféré un film qui se passe après la fin de la série / un film qui raconte en détail l'histoire de Spike / un film qui raconte en détail l'histoire de Vicious (rayez les mentions inutiles, avec une préférence pour l'histoire de Vicious en ce qui me concerne).
#26954 par BIG Poppa
26 nov. 2011, 22:48
Tres bon anime même le meilleur avec Hellsing les temp jazz sur un
Rythme effrenner avec des combat et un vrai fond c'est enorme
Le film je l'ai trouver super bien aussi et le generique de debut est fabuleux.
#26969 par xsaga2001
27 nov. 2011, 10:20
C'est l'un des animes que j'ai regarder en entier et que j'ai beaucoup aimer.